Patrimoine Normand

Valambray

Trésors « barbares » du musée de Normandie

Trésors « barbares » du musée de Normandie

Les Grecs anciens qualifiaient de βαραρος, « barbare », tout individu ne parlant pas leur langue. Au fil du temps, ce mot devint synonyme d’étranger, puis d’inculte ou de grossier. Avec le même sentiment de supériorité teinté de dédain, les Romains le reprirent à leur compte et l’appliquèrent à tous ceux qui n’appartenaient pas au monde gréco-romain, considérés par essence comme des rustres.

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Du trésor d’Airan à la crimée

Du trésor d’Airan à la crimée

Une exposition organisée par le musée de Normandie au Conseil Régional de Basse-Normandie, nous fait redécouvrir le « Trésor d’Airan ». La riche sépulture d’une princesse barbare fut découverte là en 1874. Une nouvelle fouille fut réalisée sur ce site en 1994 et le Centre de Recherches Archéologiques Médiévales de l’Université de Caen est remonté aux sources en fouillant sur des sites analogues en Crimée, en relation étroite avec l’Université de Simféropol. Au début de notre ère, les Goths quittaient le sud de la Suède face à une grave dégradation du climat et ils s’installèrent en Crimée, vers 250 après J.-C., à côté de populations d’Alains et de Sarmates, avec lesquels ils formeront une fédération. Cette princesse serait issue de cet espace culturel. Les Goths seront rejetés en Occident sous la pression des Huns.

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