Le haras national du Pin
Le cheval en son royaume
Dans son décor d’herbages et de forêts, le haras national du Pin offre au cheval un écrin à la mesure de sa noblesse et de son prestige. Une équipe passionnée y cultive, d’hier à aujourd’hui, un savoir-faire d’excellence.
Le haras du Pin s’inscrit dans un cadre préservé d’herbages et de forêts. (© David Commenchal)
Le projet du Roi-Soleil
Qualifié par l’écrivain normand Jean de La Varende, grand amateur de chevaux, de « Versailles du cheval », le haras du Pin cultive des liens historiques étroits avec Louis XIV. Sa fondation résulte de la nécessité d’augmenter les effectifs de chevaux pour répondre aux impératifs militaires. Les guerres, qui rythment le règne du grand roi, sont en effet coûteuses en chevaux que l’on fait venir à grand frais de divers pays d’Europe. L’élevage d’étalons destinés à la reproduction apparaît comme une solution viable pour s’affranchir de ce mode de fonctionnement. Le cheval étant, par ailleurs, indispensable au quotidien du roi et de sa cour, il faut pouvoir remplir les Grande et Petite Écuries de Versailles de pensionnaires de qualité.
Colbert promulgue donc, en 1665, un décret fondant les haras royaux. Le premier est construit à Saint- Léger-en-Yvelines. C’est un échec, en raison notamment des mauvaises conditions sanitaires auxquelles sont soumises les juments poulinières… Chargé de poursuivre la prospection, François-Gédéon de Garsault, capitaine du haras royal, jette son dévolu sur la fertile vallée du Merlerault, plus particulièrement sur le buisson d’Hiesmes (Exmes) où l’herbe est (et reste) abondante et de qualité. Riche en fer, la rivière y développe chez les chevaux un squelette solide et élancé, et une nervosité de bon aloi. Enfin, la proximité avec Versailles favorise les allées et venues des chevaux et de leurs palefreniers. Une trentaine de poulains nés au haras rejoignent chaque année les écuries versaillaises. Quant aux chevaux réformés de Versailles, ils sont envoyés en Normandie. Les écuries du haras du Pin reçoivent leur premier étalon en 1717.
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