Daniel Saint (1778-1847)
Un miniaturiste à succès
Le portrait en miniature est très prisé du XVIIe au XIXe siècle, avant d’être peu à peu remplacé par la photographie. Cet objet, intime par excellence, est le seul moyen alors pour garder en mémoire les traits d’un être cher. Les peintres miniaturistes se doivent d’être les plus fidèles possible au modèle et un Saint-Lois a excellé dans ce domaine !
Autoportrait, dédicacé à Géricault par Daniel Saint, 1817, gouache sur ivoire. (Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Lô – © P.-Y. Le Meur)
Daniel Saint naît en 1778 à Saint-Lô. Dès son plus jeune âge, il fait preuve d’une grande technicité dans l’art du dessin. Médecin, son père souhaite cependant que son fils fasse une carrière d’ingénieur et l’emmène donc à Paris pour qu’il y poursuive ses études. Contre l’avis paternel, Daniel Saint s’inscrit, quelques années après son arrivée à Paris, dans l’atelier du peintre néoclassique Jean-Baptiste Regnault. Il réalise, au cours de sa formation, plusieurs portraits de grande qualité. On y décèle déjà sa capacité à retranscrire fidèlement les traits de son modèle, comme en témoigne ce portrait d’homme daté de 1801, alors que l’artiste n’a que 24 ans.
Rapidement, Daniel Saint délaisse le dessin pour s’orienter vers l’art de la miniature. Au début du XIXe siècle, seulement deux artistes se distinguent dans ce domaine : Jean-Baptiste Isabey et Jean-Baptiste-Jacques Augustin.
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