PATRIMOINE NORMAND

Marcel Proust & Cabourg

Si l’année littéraire 2021 fut placée en Normandie sous le signe de Flaubert, 2022 sera indubitablement marquée au sceau de Marcel Proust. L’inoubliable auteur du cycle romanesque À la recherche du temps perdu s’est en effet éteint le 18 novembre 1922. Entre Grand-Hôtel, casino, belles demeures balnéaires, longue promenade du bord de mer et la toute nouvelle villa du Temps retrouvé, l’atmosphère de la Belle Époque flotte toujours à Cabourg.

La villa du Temps retrouvé, ou la machine à explorer la Belle Époque. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

La villa du Temps retrouvé, ou la machine à explorer la Belle Époque. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 10 novembre 2025 à 23:03 Par
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À l’été 1907, un homme menu et de taille moyenne, dans sa trentaine, avec sous le nez l’une de ces moustaches que l’on aime alors arborer, se présente à la réception du Grand- Hôtel de Cabourg. Flambant neuf, seulement accessible à une clientèle aisée, l’établissement vient juste d’ouvrir ses portes. On remet au visiteur la clef d’une chambre du quatrième étage : le Grand-Hôtel et son numéro 414, avec dans leur sillage toute la ville de Cabourg, entrent dans la légende littéraire française. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, Marcel Proust retournera chaque année passer la belle saison sur la côte du Calvados, logeant toujours dans cette même chambre 414 et y rédigeant une bonne partie de son œuvre.

De Cabourg à Balbec

Cabourg, bien sûr, inspire à Proust son Balbec, même si la cité balnéaire semi-imaginaire emprunte quelques traits à d’autres communes de la région. Ainsi l’église de Dives-sur-Mer, transformée en sanctuaire paroissial de Balbec-le-Vieux, que son alter go narrateur décrit ainsi : « Balbec-le-Vieux, Balbec-en-Terre, où je me trouvais, n’était ni une plage ni un port. Certes, c’était bien dans la mer que les pêcheurs avaient trouvé, selon la légende, le Christ miraculeux dont un vitrail de cette église qui était à quelques mètres de moi racontait la découverte ; c’était bien de falaises battues par les flots qu’avait été tirée la pierre de la nef et des tours.

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