Dieu, l’Angleterre… et les Normands !
À l’évocation de la conquête de l’Angleterre, on pense immédiatement à la cavalerie normande montant, le 14 octobre 1066, à l’assaut du mur de boucliers formé par les housecarls, retranchés au sommet de la colline de Senlac, au nord de la ville côtière d’Hastings. On songe moins en revanche à l’infiltration en profondeur que connaît l’ensemble de la société anglo-saxonne, tant sur le plan temporel que spirituel.
Reconstitution de la bataille d’Hastings en 2009. Cette victoire ouvrit aux Normands les portes de l’Angleterre, mais ne signifia pas pour autant la fin des hostilités. (© Antonio Borrillo – Travail personnel – Sous licence CC BY-SA 3.0 – Wikimedia commons)
Dans l’esprit des nostalgiques de l’Anglo-Saxon England, Hastings est un peu l’Alésia de l’Angleterre : il y a un avant – très idéalisé – et un après – souvent exagérément vilipendé. À l’inverse, on imagine souvent côté normand la conquête comme une douce et aimable intégration de deux civilisations. Comme l’occupation romaine effaça les modes de vie antérieurs des Gaulois, allant jusqu’à changer complètement leurs langues, le monde britannique se trouve largement impacté par l’arrivée des envahisseurs.
Pour reprendre l’exemple de la langue, on estime de nos jours à environ 50 % le vocabulaire de l’anglais moderne emprunté au normand. Pour une société pire ou meilleure ? Question de point de vue : les pauvres restent pauvres ; riches et puissants anglo-saxons sont en revanche remplacés par d’autres riches et puissants, franco-normands ceux-là.
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