PATRIMOINE NORMAND

Gustave Caillebotte

L’âme normande

Déjà riche d’une œuvre de ce grand maître de l’impressionnisme, le musée d’Art et d’Histoire Baron-Gérard (MAHB) de Bayeux a récemment eu le privilège d’en recevoir une seconde : Paysage à Argenteuil côtoie dorénavant sur les cimaises Portraits à la campagne, témoignant de l’attachement de Caillebotte pour sa famille normande.

Portraits à la campagne. (© Bayeux, MAHB - Mathieu Ferrier)

Portraits à la campagne. (© Bayeux, MAHB – Mathieu Ferrier)

Mis à jour le 15 novembre 2025 à 00:17 Par
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On sait tout, ou presque, du rôle fondamental que joue Gustave Caillebotte (1848-1894) dans l’éclosion du mouvement impressionniste. Héritier de la confortable fortune paternelle, il soutient un courant violemment décrié à ses débuts, qui peine longtemps avant d’obtenir la reconnaissance. Il fait d’abord office de mécène éclairé, achetant des toiles de Paul Cézanne, d’Edgar Degas, de Claude Monet et autres Camille Pissarro, quand ceux-ci se trouvent dans la gène. Il est également lui-même un artiste accompli, capable de produire des chefs-d’œuvre incomparables promis à une notoriété planétaire, à l’image des Raboteurs de parquet (1875) ou de Place de l’Europe, temps de pluie (1877). Par sa générosité posthume enfin, il est à l’origine des collections du prestigieux musée d’Orsay, grâce au legs à l’État des tableaux acquis auprès de ses amis. Pour la petite histoire, son exécuteur testamentaire n’est autre qu’un certain… Auguste Renoir !

Affaires de famille

On ignore souvent en revanche que les origines de Caillebotte sont à rechercher du côté de la Normandie et qu’il conserve sa vie durant un attachement viscéral à une partie de sa famille établie à Bayeux. Il a notamment une affection particulière pour sa cousine germaine Zoé, de vingt ans sa cadette, qui paraît à maintes reprises dans ses toiles. C’est ce lien privilégié qui permet aujourd’hui au musée d’Art et d’Histoire Baron-Gérard de compter sur ses cimaises deux œuvres du maître de Gennevilliers.

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