PATRIMOINE NORMAND

Entre l’abbé et son prieur

À partir de la seconde moitié du Xe siècle et tout au long du XIe siècle, la Normandie, comme l’ensemble des autres grands fiefs du royaume de France, se couvre d’un « blanc manteau d’églises », selon la formule consacrée du moine bourguignon Raoul Glaber.

L’église Sainte-Honorine de Graville (Le Havre) possède l’une des plus belles nefs romanes de Normandie. (© Stéphane William Gondoin)

L’église Sainte-Honorine de Graville (Le Havre) possède l’une des plus belles nefs romanes de Normandie. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 12 novembre 2025 à 18:33 Par
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Les investigations de l’archéologue normand Nicolas Wasylyszyn, menées sur les églises romanes précoces de Seine-Maritime et de l’Eure, démontrent que le tissus des sanctuaires paroissiaux est déjà particulièrement dense autour de l’an mille. Cela invite à penser que le christianisme reprend le terrain qu’il avait dû céder durant les invasions scandinaves. Si, en 1035, les monastères peinent encore à recouvrer leur ancienne puissance, ils vont se multiplier dans la seconde moitié du XIe siècle. Des abbayes, bien sûr, mais aussi des prieurés.

Question de hiérarchie

Un prieuré est une entité rattachée à une abbaye, qui n’a pas d’autonomie propre. En termes actuels, nous pourrions parler de « succursale ». Pour Jean Favier (Dictionnaire de la France médiévale), « on cherche alors à ne pas multiplier les centres autonomes incapables de se gérer convenablement. »

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