Charlotte Corday
De Caen à Paris, le chemin vers l’assassinat de Marat
« Une femme étonnante ne consultant que son courage est venue donner la mort à l’apôtre du meurtre et du brigandage, elle mérite l’admiration de l’univers. Mais faute de bien connaître l’état des choses, elle a mal choisi son temps et sa victime ».1
Charlotte Corday venant d’assassiner Marat dans sa baignoire. (Le meurtre de Marat par Charlotte Corday, toile de Jean-Jacques Hauer, 1794. © Versailles ; Musée Lambinet)
Nous avions laissé Charlotte le 9 juillet 1793 montant dans la diligence pour Paris. Mais revenons un peu en arrière. Alexandrine de Forbin, son amie d’enfance, est privée du traitement qui lui est dû en sa qualité de chanoinesse de Troarn, et ce depuis la fermeture des établissements religieux. Elle demande à Charlotte de tenter une intervention. Mais pour cela, il faut une introduction à la Convention.
Charlotte entretient, certes, des relations presque amicales avec Bougon-Longrais, dont l’influence peut être utile au plan local ; mais ce n’est pas cet ancien secrétaire général du département en 1790, devenu procureur général syndic du Calvados, qui peut lui ouvrir des portes à Paris, et ce d’autant qu’il a pris part aux arrêtés insurrectionnels de l’assemblée, constituée le 9 juin par la fusion des autorités du département, du district et de la ville de Caen. Seize Girondins proscrits le 2 juin se sont réfugiés à Caen, parmi lesquels Buzot, Barbaroux2, Pétion, Louvet. Ils s’installent dans les différents hôtels de la ville et se réunissent rue des Carmes, à l’hôtel de l’Intendance, à quelques dizaines de mètres de la rue Saint-Jean où habite Charlotte.
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