PATRIMOINE NORMAND

La Seine

Estuaire sauvage

Située à cheval sur les départements de la Seine-Maritime, de l’Eure et du Calvados, la Réserve naturelle nationale de l’estuaire de la Seine abrite une faune et une flore variées, qui la consacrent comme l’une des zones écologiques majeures de Normandie. La présence de ce véritable jardin d’Éden peut surprendre, aux portes du Havre et de son immense complexe industrialo-portuaire.

Au pied du pont de Normandie s’étendent de vastes roselières. (© Stéphane William Gondoin)

Au pied du pont de Normandie s’étendent de vastes roselières. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 1 novembre 2025 à 15:19 Par
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Depuis une trentaine d’années, Le Havre a entamé une mutation profonde et se transforme petit à petit en une vraie ville à vivre. Les principaux espaces verts – parc de Rouelles, forêt de Montgeon ou Jardins suspendus – et le front de mer aux lumières changeantes, prisées des impressionnistes, garantissent de longues promenades rendues vivifiantes par le souffle du large. Sa médiathèque Oscar-Niemeyer, son théâtre (le Volcan, scène nationale depuis 1991), sa bibliothèque patrimoniale Armand-Salacrou, sa maison de l’Armateur, ou son musée d’Art moderne André-Malraux, aux collections sans cesse enrichies, lui ont conféré une aura culturelle de premier plan. Quant aux immenses docks du XIXe siècle, friches autrefois insalubres, ils abritent quantité d’activités, commerces, salles d’exposition, de concert ou de sport, cinéma… Bref, ça bouge.

Du vert au milieu du gris

Lorsque l’on arrive au Havre par les ponts de Tancarville ou de Normandie, ou encore en descendant le viaduc de Rogerville, en provenance d’Amiens, on doit reconnaître que les abords de la cité Océane ne tiennent pas vraiment de la carte postale. Un réseau routier dense et fréquenté traverse une zone industrielle couvrant des milliers d’hectares, où l’on ne compte pas moins de vingt-cinq entreprises classées Seveso, dont la plus grande raffinerie de France. Des plateformes logistiques géantes poussent comme des champignons sur les terrains encore inoccupés, grignotant inéluctablement les herbages pour mieux inonder les rayons de nos grandes surfaces de gadgets made in China. Ne soyons pas hypocrites toutefois : faute de mieux, les moteurs de nos voitures ne tournent pas à l’eau minérale, et nous ne tapons pas nos articles sur des machines à écrire à ruban…

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