PATRIMOINE NORMAND

Le parc-jardin de la sente des Rivières

La Nature au cœur de Montivilliers

Au pied du clocher roman de l’antique abbaye de Montivilliers, (re)fondée il y a presque mille ans par le duc de Normandie Robert le Libéral (1027-1035), coule la Lézarde. Longue de 14,5 kilomètres, cette modeste rivière était autrefois le dernier affluent de la Seine qu’elle rejoignait naturellement après la traversée d’Harfleur. Les aménagements récents du parc-jardin de la sente des Rivières permettent de comprendre son histoire et les écosystèmes qu’abrite son cours.

L’entrée occidentale du parc-jardin de la sente des Rivières. (© Stéphane William Gondoin)

L’entrée occidentale du parc-jardin de la sente des Rivières. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 30 octobre 2025 à 23:30 Par
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Ne vous fiez pas aux apparences : malgré son air paisible et son nom qui fleure bon les longues siestes estivales, la Lézarde reste un cours d’eau aux colères redoutables. Le 5 décembre 2023, elle est ainsi sortie de son lit pour la troisième fois en un quart de siècle, causant l’inondation du centre-ville de la commune avec, à la clef, la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. En cause, toujours les mêmes facteurs : des pluies torrentielles, mais aussi l’activité humaine, notamment l’artificialisation des sols.

Un projet d’ampleur

C’est précisément afin de pallier – au moins partiellement – ce genre de risque, qu’il convient de favoriser la renaturation des zones potentielles de débordement de nos cours d’eau en amont des agglomérations. Tel est le cas de ce « parc-jardin de la sente des Rivières », inauguré le 25 mai 2024. D’une superficie d’environ 25 000 m², il remplace avantageusement des jardins familiaux pour la plupart abandonnés, facteurs de pollution (à l’amiante notamment, à cause de cabanes généralement montées sur des dalles en béton) et de désordres divers, segmentation des terrains (1,7 km de clôtures hétéroclites), drainage inapproprié excessif, arrachage des plantes aquatiques… Tout le secteur figure en zone rouge au plan de prévention des risques naturels d’inondation (PPRNI), et est donc considéré comme très exposé.

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