Gérard Ferruel,
sculpteur à la tronçonneuse
Une tête d’Indien au milieu d’un verger bruissant des allées et venues des curieux participant à une fête de la Pomme : cette vision insolite a suffi à attirer notre attention sur Gérard Ferruel, sculpteur sur bois à la tronçonneuse, installé à Suré, dans son Orne natale. Une rencontre sympathique que nous avons souhaité partager…
Le sculpteur Gérard Ferruel. La tronçonneuse caresse le bois pour restituer les moindres détails du sujet de la sculpture. (© Virginie Michelland)
Gérard, l’émondeur
Gérard est un homme des bois au sens noble du terme. Respirant ce milieu par tous les pores de sa peau, il y trouve la matière première pour ses créations (principalement réalisées à partir de séquoias, de thuyas ou de tilleuls) et de nombreux modèles, de l’écureuil sautillant au lapin agile, en passant par le hibou et le cerf majestueux.
« Doué pour le dessin (j’ai remporté à 9 ans le Prix des écoles dans cette discipline), je n’ai pas pu m’y consacrer. Pour mes parents agriculteurs, le métier d’artiste n’était pas un véritable métier. La ferme était en outre trop modeste pour que j’envisage de la reprendre. Je me suis donc tourné vers l’émondage ; un métier appris dès l’âge de 15 ans auprès des anciens. Il consiste à débarrasser un arbre de ses branches mortes, avant de l’abattre. Attaché par une simple corde, puis par des baudriers, j’ai manipulé pendant quarante ans, avec mes collègues, la hache, la scie à main et la tronçonneuse, dans des conditions parfois acrobatiques », dévoile l’homme de l’art.
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