La baie de l’Orne et ses trésors
Si vous appréciez que vos balades vous entraînent dans de savants mélanges entre Histoire et grands espaces, voici une randonnée qui devrait vous apporter tout ce que vous désirez. En suivant les traces des héros de la 6th British Airborne Division, vous profiterez du spectacle permanent de la nature, avec des invités de marque si la chance vous sourit !
L’estuaire de l’Orne. (© OTINCPA – Thomas Boivin)
Pour attaquer notre itinéraire, rendez-vous de bon matin derrière l’église de Ranville, à quelques kilomètres au nord de Caen. Ici, on affiche d’emblée la couleur et l’on se revendique fièrement comme le premier village libéré de France, titre honorifique auquel prétendent plusieurs autres communes normandes. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, deux planeurs Horsa se posèrent en contrebas du bourg, à proximité d’un pont enjambant l’Orne. À l’époque, il s’agissait d’un ouvrage métallique tournant sur un pilier central planté au beau milieu du fleuve. Sous le commandement du major Howard, les hommes de la compagnie D du régiment Oxfordshire and Buckingamshire Light Infantry avaient pour mission de s’en emparer intact, en même temps que du légendaire Pegasus Bridge situé à 500 mètres de là. La possession de ces deux ponts permit aux Britanniques de protéger le flanc gauche des troupes débarquées sur Sword Beach, tout en gardant une porte de sortie vers l’est. Ranville fut totalement conquise quelques heures plus tard par la 6th Airborne Division du major general Sir Richard Gale, un pince-sans-rire à l’humour so british et au sourire permanent figé sous une moustache fournie. Son buste trône en bonne place devant la mairie, aux côtés de celui du major Jack Watson, l’un des libérateurs, qu’un de ses supérieurs présentait comme l’incarnation de « ce que chaque parachutiste aspire à être ».
À travers champs et bocage
Direction le nord, au milieu d’une zone pavillonnaire en constante extension, pour emprunter un chemin agricole filant tout droit à travers champs. Ce type d’environnement n’est malheureusement guère propice à l’épanouissement de la biodiversité et il faut attendre patiemment d’arriver au pied d’Amfreville, perchée sur une légère éminence, pour apercevoir mésanges, rouges-gorges, pinsons des arbres et autres verdiers.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°107 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
