PATRIMOINE NORMAND

La bataille de Normandie

Des plages du débarquement aux rives de la Seine

Durant 90 jours, à compter du 6 juin 1944, la terre de Normandie est le théâtre de nombreux et violents combats qui marqueront durablement l’histoire de la région. Alors qu’au soir du Jour J le generafeldmarshall Erwin Rommel estime déjà que la bataille est perdue pour les Allemands, les Alliés ne parviennent pas à percer le front aisément. Ils sont opposés à de redoutables unités qui défendent bec et ongles chaque village, chaque ferme.

Des soldats américains s'appuient mutuellement au passage des trouées dans les haies, à l’approche de Saint-Lô. (© US National Archives)

Des soldats américains s’appuient mutuellement au passage des trouées dans les haies, à l’approche de Saint-Lô. (© US National Archives)

Mis à jour le 30 décembre 2025 à 21:02 Par
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Au soir du 6 juin 1944, beaucoup des objectifs initialement prévus sont encore à atteindre. La tête de pont alliée est solidement ancrée en Normandie, mais elle n’est pas encore à l’abri d’une contre-attaque allemande d’envergure, appuyée par les divisions de chars. La vaste armada continue de débarquer sur les plages les renforts divers et les précieux canons antichars. La prise de Caen, prévue dans la journée du 6 juin, est ajournée : ayant trop d’avance, les chars britanniques ont perdu le soutien de l’infanterie. Ils se trouvent bien à quelques kilomètres de la préfecture du Calvados, mais sont obligés de se replier.

« La bataille suprême est engagée »

C’est par ces mots que le général de Gaulle annonce le débarquement allié sur les ondes de Radio-Londres. Dans l’autre camp, le generafeldmarshall Rommel, commandant du groupe d’armées B, fait part de son inquiétude. C’est l’un des seuls généraux allemands à réaliser que la bataille est perdue : selon lui, la tête de pont est trop bien établie et les chars allemands n’ont pas été engagés assez rapidement. Mais le bocage normand, avec ses haies infranchissables qui rendent les chars particulièrement vulnérables, reste favorable à la défense. Les officiers généraux de l’état-major allemand, réunis au poste de commandement de Rommel à La Roche-Guyon, sont majoritairement persuadés que ce débarquement en Normandie n’est qu’une vaste opération de diversion, qui cache un débarquement de plus grande envergure, dans le Pas-de-Calais.

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