Bibliothèque du Chapitre :
un nouveau trésor pour la cathédrale de Bayeux
Après un long sommeil, la merveille se réveille. Près de 6 siècles après sa construction et 20 ans après que l’État a décidé de la sauver et de l’exploiter, l’une des deux seules bibliothèques médiévales de France, inconnue, réservée aux intellectuels et au personnel ecclésiastique, sera accessible au public au printemps. Une première pour ce joyau de 1429 abritant 6 tonnes d’ouvrages anciens, nouvel atout touristique de poids pour Bayeux. Pour patienter, visite des lieux. Ambiance Au nom de la rose.
La bibliothèque du Chapitre de la cathédrale de Bayeux. (© F. Arnauld)
C’est un tout petit bâtiment rectangulaire (12m x 8m). Un Lego de deux niveaux, en pierre de Creully et toiture à 4 pentes en ardoises d’Angers, coincé entre l’ancien palais épiscopal et la majestueuse cathédrale, entre la salle capitulaire et la sacristie, au nord de la nef. « Une maison dans le cloistre », pour reprendre les termes de la commande de l’évêque Nicolas Habart (1421 – 1431), dont la sobriété et l’homogénéité contrastent avec le vertige, la complexité, la multiplicité de détails et l’enchevêtrement d’époques de l’architecture de la cathédrale.
Mais il s’agit d’un trésor tout aussi précieux. Car, si de nombreuses villes françaises ont la chance de posséder une cathédrale, parfois plus remarquable encore que celle de Bayeux, une seule peut rivaliser en terme de bibliothèque médiévale. Ce monument historique (classé en 1862), construit l’année de la prise d’Orléans par Jeanne d’Arc, est en effet un des rares exemples français ayant conservé à la fois son bâtiment d’origine et son remarquable fonds ancien constitué du Moyen Âge au XIXe siècle. « Les bibliothèques des chapitres des cathédrales, destinées à nourrir la culture et la réflexion théologiques et pastorales des chanoines, sont aujourd’hui rares en France, la plupart ayant été dispersées pendant les guerres de Religion ou sous la Révolution. Nous n’en recensons que deux : Bayeux et Noyon dans l’Oise », confirme Eric Diouris, chargé de communication à la Direction des Affaires Culturelles de Basse-Normandie.
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