La dentelle en Normandie
Du XVIIe siècle jusqu’aux premières années du XXe siècle, la Normandie a bâti sa réputation sur la production d’Alençon, de Caen et de Bayeux. Issues des manufactures normandes, des pièces en dentelle de très grande qualité s’en allaient parfaire le costume des grands de ce monde. Les points d’Alençon et d’Argentan, les Blondes et les Chantilly étaient recherchés, convoités voire adulés à l’excès par les cours européennes du XVIIe à la fin du XIXe siècle.
Gravure extraite du Petit Courrier des dames. (© Galliera – musée de la Mode de la Ville de Paris)
L’invention de la dentelle
La dentelle est le fruit d’une invention technique mise au point vers 1540. Elle découle de la broderie, en particulier, de la broderie blanche sur fond blanc, très en vogue au XIVe siècle dans les pays européens. Tout d’abord consacrée au linge de maison, la dentelle devient une expression de la mode. Lorsque la chemise devient visible au niveau du col et des manches, sa blancheur et son ornementation sont signes de raffinement et révélateurs des hiérarchies sociales.
Afin d’ajourer le tissu, deux techniques sont utilisées : le point coupé qui consiste à alléger le linge en découpant des motifs géométriques et le reticella qui consiste à tirer des fils de la toile. L’engouement pour la transparence et la légèreté fut tel que les brodeuses eurent l’idée de ne plus utiliser de support afin de produire un ouvrage où la trame et le motif sont réalisés simultanément. Ainsi, naquit la dentelle. Venise fut le berceau de la dentelle à l’aiguille, tandis que la dentelle aux fuseaux a été inventée simultanément en Italie et en Flandres.
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