PATRIMOINE NORMAND

Rencontre avec le groupe Magène

Magène c’est le groupe phare de la chanson normande, c’est lui qui est resté allumé pendant plus de 20 ans pour montrer le chemin dans la tempête qui balayait la culture régionale. Aujourd’hui Magène est toujours là et d’autres suivent sa voie avec leur propres particularités. Rencontre avec Jean-Louis Dalmont et Daniel Bourdelès.

Le groupe Magène :  Théo Capelle (chant), Manuela Lecarpentier (accordéon chromatique), Jean-Louis Dalmont (guitare), Dany Pinel (contrebasse) (© Magène).

Le groupe Magène :  Théo Capelle (chant), Manuela Lecarpentier (accordéon chromatique), Jean-Louis Dalmont (guitare), Dany Pinel (contrebasse) (© Magène).

Mis à jour le 26 mars 2026 à 10:30 Par
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­­Patrimoine Normand : Jean-Louis Dalmont faisons une rétrospective. Rappelez-nous la genèse du projet et le chemin parcouru !

Jean-Louis Dalmont : Jean-Louis Daniel est mieux placé que moi pour parler de la genèse du groupe. Au début des années 90, Daniel, Marcel et Rémi m’ont contacté en tant que conseiller pédagogique en musique, à l’Éducation Nationale, pour aider d’une part les chanteurs amateurs à enregistrer les chansons, et d’autre part, pour faire intervenir des classes dans le projet d’enregistrement de ces chansons. Je l’ai fait avec intérêt dans le cadre du travail en studio puis j’ai découvert les talents de Théo Capelle qui ont permis de faire de la scène et de changer de « braquet » puisqu’à partir de là, on a vraiment pu toucher le public.

Daniel Bourdelès : L’association Magène est née à la fin des années 80. L’objectif était de promouvoir le normand, notre langue régionale, dans la perspective de le faire vivre plus longtemps. L’idée de départ était de constituer un répertoire de nouvelles chansons en normand en nous appuyant sur les créations des poètes locaux. Cette initiative a eu du succès. Autour de Marcel Delarun et de Rémi Pézeril, animateurs passionnés, beaucoup se sont improvisés poètes et se sont mis à écrire. Ces textes se sont ajoutés à l’importante collection des écrivains déjà édités, qu’ils soient du continent ou des îles Anglo-Normandes. J’ai très vite été submergé de propositions de textes à mettre en chansons. C’était un bonheur !

Douze CD ont été conçus depuis cette époque, avec des interprètes variés. Nous avons eu la chance de réunir très vite un public régulier et fidèle qui achète toujours nos CD, ce qui permet à notre association Magène de tenir bon dans une époque qui connaît l’effacement inexorable des langues régionales. Aujourd’hui, nous avons la chance de promouvoir notre répertoire grâce à un superbe groupe de scène et au talent de Théo Capelle, un interprète hors pair.

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