Patrimoine Normand

Verneuil-sur-Avre

2e partie

Après l’église de la Madeleine, suite de la balade dans Verneuil.

Photo de maisons à pans de bois à Verneuil-sur-Avre.

Maisons à pans de bois à Verneuil-sur-Avre. XVe et XVIe siècles. (© Soline Schorp)

Mis à jour le 27 avril 2026 à 14:50 Par
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Dépouillées de leurs œuvres d’art, plusieurs églises désaffectées à la Révolution subsistent à Verneuil ­: Saint-Jean, Saint-Laurent, l’église de l’Hôtel-Dieu ; toutes les trois présentent encore un grand intérêt architectural et historique. L’église Saint-Jean comme la Madeleine et Notre-Dame avait été édifiée en grison aux XIIe et XIIIe siècles. Elle fut agrandie au début du XVIe siècle et dotée de chapelles, d’une façade monumentale et d’une tour en pierre de taille calcaire. Désaffectée à la Révolution, elle servit de halle aux grains. Le bombardement d’août 1944 la ruina et seuls furent conservés la façade occidentale, une chapelle et la tour clocher.

Bâtie dans la première moitié du XVIe siècle, la Tour de Saint Jean prit comme modèle la Tour de la Madeleine. Faute de moyen, elle ne fut édifiée que sur deux étages selon la même conception et le même plan, mais n’ayant pas de généreux mécène, elle ne fut jamais achevée. Le XVIIe siècle la termina par un beffroi en charpente surmonté d’un dôme à lanternon qui a disparu.

Photo du palais de justice sur un bâtiment ancien. Façade de style gothique XIXe siècle.

Palais de justice sur un bâtiment ancien. Façade de style gothique XIXe siècle. (© Soline Schorp)

Au sud, le premier étage est percé de deux fenestrages à accolades, séparés par trois contreforts à pinacles flamboyants. Au-dessus des niches avec baldaquin abritaient des statues qui ont disparu. Seule la statue de saint Jean, patron de l’église, existe encore. Le se­cond étage est percé sur toutes les faces de deux im­menses baies flamboyantes géminées terminées en accolade, mais les trois contreforts sont déjà Renais­­sance. La façade occidentale édifiée au début du XVIe siècle est d’une conception très originale, l’im­mense pignon aigu est divisé en trois parties par des contreforts à pinacles flamboyants indiquant le plan intérieur : nef et bas-côtés.

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