Patrimoine Normand

L’église de la Madeleine de Verneuil-sur-Avre

À Verneuil-sur-Avre, l’église de la Madeleine se distingue par sa spectaculaire tour de 56 mètres, visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Édifiée à la fin du XVe siècle grâce à la générosité d’Arthus Fillon, elle domine un édifice aux formes plus modestes, dont l’intérêt réside autant dans la diversité de son architecture que dans la richesse exceptionnelle de son décor sculpté et de ses vitraux.

Église de la Madeleine et sa tour (avec à gauche, importante tourelle d’escalier. XVe-début XVIe siècle.). (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Église de la Madeleine et sa tour (avec à gauche, importante tourelle d’escalier. XVe-début XVIe siècle.). (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 28 avril 2026 à 16:53 Par
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À l’église de la Madeleine, la tour s’offre au premier abord à l’admiration du visiteur. Qu’il vienne de Paris, Rouen, Chartres ou Argentan, des quatre points cardinaux, la tour domine le paysage à plusieurs kilomètres à la ronde. L’église construite au fond d’une immense place rectangulaire semble minuscule à côté de la tour. Commencée à la fin du XVe siècle (vers 1465) les travaux furent interrompus faute de fonds, ils reprirent grâce à la générosité d’un enfant de Verneuil, Arthus Fillon chanoine de Saint-Maclou, puis évêque de Senlis. Il consacra sa fortune à cette œuvre. Le généreux donateur mourut ruiné en 1526 mais la tour haute, de 56 mètres, était achevée. La reconnaissance de ses concitoyens fut tardive : une plaque a été posée sur l’emplacement de sa demeure, rue du canon au début du XXe siècle.

La parenté avec la tour de Beurre de la cathédrale de Rouen est frappante : même élévation et même plan. L’architecte de Rouen était Guillaume Pontifes, donna-t-il des plans pour Verneuil ? Il n’y a pas de preuve mais l’auteur était un architecte qui connaissait le chantier de Rouen. Haute de quatre étages (ou niveau) plus le couronnement, elle est construite en pierre calcaire sur fondations en grès. Aux angles, de puissants contreforts garnis de pinacles et de niches montent du sol au sommet.

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