Le château de Pont-Rilly à Négreville
Avec Pont-Rilly, l’architecture cotentinaise entre pleinement dans le raffinement du XVIIIe siècle. Transformée par de prestigieux architectes sous l’impulsion du marquis d’Ourville, cette élégante demeure mêle harmonie classique, décors raffinés et vastes aménagements paysagers dans un ensemble remarquablement conservé.
Vue aérienne du château de Pont-Rilly ainsi que de l’ensemble de ses bâtiments. À noter les clôtures et l’avenue pavée centrale. (Photo Yvonnick Guéret © Patrimoine Normand)
Après avoir illustré avec le château de Chiffrevast l’austérité toute janséniste du début du XVIIe siècle, nous abordons la seconde moitié du XVIIIe avec Pont-Rilly, dont l’architecture novatrice est dorénavant résolument tournée vers la recherche décorative et l’art du raffinement.
Il s’agit d’une très agréable demeure à deux niveaux, implantée parallèlement au flanc d’une légère colline. Cette construction qui fait encore l’objet d’une restauration en tout point exemplaire, puisque basée sur les plans et projets architecturaux du XVIIIe siècle, domine une cour à deux niveaux dont le plus haut s’inscrit entre les pavillons extérieurs. Deux larges escaliers vantaux, surmontés d’une imposte vitrée. On retrouve ce même décor sur la porte-fenêtre de l’étage qui ouvre sur un balcon de fer forgé soutenu par quatre consoles à décor végétal. Ce pavillon central, détaché de la façade, comprend quatre colonnes plates à chapiteaux ioniques encadrées par deux pilastres qui soutiennent un fronton triangulaire armorié, typique des constructions de cette époque.
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