André Mare
André Mare (1885-1932). (© Guillaume Néel)
Et puisque l’on parle d’André Mare, eh bien consacrons-le notre second Illustre normand de ce trimestre. C’est qu’avec son ami Fernand, il forme une véritable paire d’as… artistiques ! Si André suit d’abord une formation de peintre et tend vers le cubisme, il entame dès les années 1910 une carrière de décorateur, avec déjà un certain succès. Hélas, comme pour tous les jeunes hommes de ce temps, la Grande Guerre le stoppe en plein élan. Quoique… Son talent lui permet de se faire affecter à une section de camouflage. Et voilà notre André le cubiste jouant du pinceau sur le fût des canons, pour mieux les dissimuler dans leur environnement. Il conçoit aussi de faux arbres blindés dans lesquels se cachent des observateurs. Gazé, semble-t-il, en 1915, puis grièvement blessé en 1917, il tirera de son expérience militaire des carnets témoignant de l’horreur du conflit. Après-guerre, le voici reprenant son activité pacifique. Il conçoit la décoration de l’ambassade de France à Varsovie et une partie de celle de Washington. Il intervient également sur les paquebots Paris et Île-de-France. Déjà cependant, sa santé décline : l’ypérite lui a sévèrement endommagé les poumons, et il meurt de la tuberculose. Décidément, « que maudite soit la guerre »…
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°131. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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