Patrimoine Normand

Fernand Léger

Fernand Léger (1887-1968).

Fernand Léger (1881-1955). (© Guillaume Néel)

Mis à jour le 21 mai 2026 à 16:40 Par
Partager :

À Picasso le cubisme, à Fernand le… tubisme. En réalité, l’un et l’autre se confondent. Originaire d’Argentan, notre Normand « monte à Paris » en 1900 et travaille d’abord comme dessinateur dans un cabinet d’architecte. Il fréquente ensuite différents ateliers de peintres avant de découvrir l’œuvre de Cézanne. C’est un choc presque mystique, une révélation quasi biblique ! Il entame alors une période cubiste qui s’achève au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Mobilisé, il réalise des croquis de la misère des Poilus, ses compagnons d’infortune. Mais il est un jour fasciné… par la culasse ouverte d’un canon de 75 en plein soleil (si si), à propos de laquelle il écrira : « Elle m’en a plus appris pour mon évolution plastique que tous les musées du monde. » L’inspiration se niche décidément dans les objets les plus improbables… D’où un intérêt particulier pour la mécanique et les ressorts de la modernité, fussent-ils meurtriers comme une pièce d’artillerie. Fernand Léger connaîtra d’autres périodes et d’autres influences, mais il restera fidèle à ses formes rondes, presque voluptueuses. Avec son compatriote, le décorateur André Mare, un musée lui est dédié dans sa ville natale.

Retrouvez cet article dans son intégralité

Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°131. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS