Patrimoine Normand

Champ-de-Bataille

Ou la folie des Grandes Heures…

Associant l’atmosphère perdue de la cour du Roi-Soleil et le dynamisme constructif du milieu du XVIIe siècle, Champ-de-Bataille, enfant de la Fronde, retrouve ses fastes d’antan.

Entrée du château du Champ-de-Bataille.
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La curiosité des noms et des hommes

Les noms ont une origine que seule l’Histoire explique : Champ-de-Bataille rappelle traditionnellement une rixe qui eut lieu vers 935 entre Bernard le Danois, ancêtre de la prestigieuse famille d’Harcourt, et un certain Rioulf, comte du Cotentin. L’affaire se termina mal en un lieu qui en conserve encore aujourd’hui le souvenir.

Sept siècles plus tard, le comte Alexandre de Créqui y fit bâtir son château, dès 1653. Frondeur de bon aloi, l’homme fut fâcheusement compromis dans les événements de la Fronde. Malheureusement, Louis XIV, qui pardonnera pourtant en 1659 à la horde d’opposants conduite par le Grand Condé, exclura notre Créqui de son royal pardon. « Créqui-le-Grand » mourut en disgrâce, ruiné de surcroît.

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