Patrimoine Normand

La Normandie et le Tour de France

Présente sur les routes du Tour de France depuis 1905, la Normandie entretient une longue histoire avec la Grande Boucle. Depuis les premières étapes disputées au début du XXe siècle jusqu’aux exploits de Jacques Anquetil, Thierry Marie ou Jean-François Bernard, elle a accueilli de nombreuses arrivées et révélé plusieurs champions qui ont marqué l’histoire du cyclisme. De Caen à Rouen, du Havre à Forges-les-Eaux, cette rétrospective revient sur les liens étroits entre la région, le Tour de France et le Tour de Normandie.

Le Normand Paul Duboc dans l'équipe victorieuse du Tour de France 1909.

Le Normand Paul Duboc dans l’équipe victorieuse du Tour de France 1909. (Coll. J. Simon)

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Le premier Tour de France, créé par Henri Desgrange et le journal L’Auto, s’élance le mercredi 1er juillet 1903 de Villeneuve-Saint-Georges en direction de Lyon, puis Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris. Il faut attendre 1905 pour voir la Grande Boucle s’intéresser à la Normandie avec les deux dernières étapes : Rennes-Caen (168 km) et Caen-Paris (252 km), toutes deux remportées par le Français Dortignacq.

L’année suivante, la 12e étape conduit les coureurs de Brest à Caen (415 km parcourus en 18 h 30), puis la 13e de Caen à Paris où triomphe René Pottier, également vainqueur du classement final. Caen a accueilli trente-deux fois le peloton avec quelques vainqueurs prestigieux comme le Rouennais Paul Duboc (1909), Charles Pélissier (1930), Antonin Magne (1936), mais aussi Octave Lapize (1910) et le Luxembourgeois Nicolas Frantz (1928), qui inscriront leur nom au palmarès du Tour ces mêmes années.

Le Havre, dix-huit fois ville étape, fut ville de départ du Tour 1955 et vit la victoire de deux coureurs normands : à nouveau Paul Duboc (1911) et Thierry Marie (1991), après un extraordinaire raid solitaire de 234 kilomètres. Rouen dut attendre 1949 pour recevoir la Grande Boucle avec le sprint victorieux de Lucien Teisseire devant Jacques Marinelli, qui y endossa son premier maillot jaune. En 1957, année de sa première victoire finale, Jacques Anquetil triomphe dans sa ville fétiche.

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