Le Selle Français,
seigneur normand
On le trouve en première ligne sur tous les fronts : championnats de France, championnats d’Europe, Jeux Olympiques, Jeux Équestres Mondiaux. En saut d’obstacles, en concours complet, le Selle Français a conquis la terre entière, tout comme nos ancêtres les Vikings s’étaient imposés dans l’ensemble du monde médiéval. Histoire d’un cheval polyvalent d’excellence normande.
Le Selle Français, seigneur normand. (© Thierry-Georges Leprévost)
La race Selle Français est avant tout vouée à l’obstacle. Jusqu’en 1918, on ne demandait guère à un cheval de sauter. On lui faisait bien franchir des haies sur l’hippodrome, ou encore à la campagne un jour de promenade ou de chasse à courre, mais les hauteurs exigées demeuraient modestes. L’avènement des Jeux Olympiques modernes a temporairement modifié la donne, un élan vite brisé par la Grande Guerre, où l’on attendra de la plus noble conquête de l’homme des exploits moins sportifs.
Le Demi-Sang
Pendant des siècles, on a demandé aux chevaux une aptitude à deux fonctions : participer à la traction animale, et surtout faire la guerre. Si les races les plus lourdes, comme le Percheron, étaient réservées aux travaux agricoles ou au déplacement de lourds chariots, on pouvait avec les autres, soit les atteler à une voiture légère, soit les monter les armes à la main pour affronter l’ennemi : une tâche qui requiert de la force, du courage, et un mental qui lui fait anticiper les demandes de son cavalier.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°93 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
