PATRIMOINE NORMAND

Le patrimoine aujourd’hui

La gestion du patrimoine architectural français est complexe. De très nombreux intervenants sont présents dans le secteur. Que ce soit au niveau législatif, administratif, financier ou technique, il n’est pas toujours simple d’en saisir toutes les subtilités. Voici quelques pistes pour y voir plus clair.

Les restaurations de la flèche de la cathédrale de Rouen vont s'étaler sur sept ans. (© Serge Van Den Broucke)

Les restaurations de la flèche de la cathédrale de Rouen vont s’étaler sur sept ans. (© Serge Van Den Broucke)

Mis à jour le 22 novembre 2025 à 16:14 Par
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Ce n’est que par la loi du 30 mars 1887 – donc bien après la mort de Viollet-le-Duc – que l’idée de classement à visée protectionniste est vraiment concrétisée, car auparavant on se contentait de cataloguer et d’inciter à l’action. En 1890, il y a environ 2 000 bâtiments classés en France. Il y en a 4 956 en 1920, 8 300 en 1940 et environ 44 000 aujourd’hui, sans compter 300 000 objets et 1 400 orgues. On en trouve près de 700 en Seine-Maritime, dont plus de 220 rien qu’à Rouen. Mais la loi de 1887 était encore insuffisante, et surtout ne convenait plus à la réalité de la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Est alors votée la loi du 31 décembre 1913, qui est toujours le texte fondamental en vigueur de nos jours. Le nombre des bâtiments classés peut sembler considérable, mais il est très largement inférieur à la totalité du patrimoine. De même, on croit trop souvent que tout monument historique classé appartient à l’État, tels le château d’Arques-la-Bataille ou la cathédrale de Bayeux, alors qu’en réalité la majorité, et de loin, est constituée de bâtiments privés, comme le château de Tocqueville ou l’abbaye de Longues-sur-Mer.

Qui finance quoi ?

Tout d’abord, l’État, à travers le ministère de la Culture et ses services déconcentrés, les DRAC (Direction régionale d’action culturelle). Il y en a une dans chaque région. Ce ministère a été créé de toutes pièces par le général de Gaulle spécialement pour André Malraux, par décret du 24 juillet 1959.

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