PATRIMOINE NORMAND

L’authentique maison normande

et la tradition du torchis

En se promenant dans le fin fond de la campagne normande, qui ne s’est pas arrêté un jour devant l’une de ces maisons à colombages au toit de chaume, enrubanné d’iris ? Qui ne s’est pas trouvé charmé par tant de grâce et d’authenticité ? Il suffit, en plus, de quelques pommiers en fleurs au premier plan et de quelques vaches paissant paisiblement, et voilà le cliché universel qui symbolise notre belle province.

Maison normande (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Maison normande. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 7 novembre 2025 à 12:20 Par
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La véritable maison normande, ce n’est pas n’importe laquelle. C’est une maison en terre, de la terre de son pays. Une demeure qui s’intègre parfaitement à son environnement, dans un équilibre végétal et minéral harmonieux, modulé au fil des ans. C’est une maison de tradition qu’il convient de préserver, dans ses fondements comme dans son esprit. Car le patrimoine architectural, ce n’est pas seulement le château illustre ou le manoir classé du canton : c’est aussi la modeste maison du village, la ferme des ancêtres et ses bâtiments annexes. Ce sont ces constructions paysannes, souvent de grande qualité, émouvantes dans leur simplicité et leur diversité, témoins de civilisations rurales dont, pour ainsi dire, nous sommes tous issus.

Le respect de la nature

Il faut savoir que les anciens qui construisaient ces maisons disposaient d’un outillage fort réduit et que, de surcroît, les moyens de communication étaient pénibles, pour ne pas dire inexistants. Ils étaient donc contraints de travailler avec ce qu’ils avaient sous la main, et en premier lieu avec les matériaux qu’ils pouvaient trouver sur place. Ainsi utilisaient-ils les moellons de silex pour les soubassements, les bois de chêne pour les colombages, la terre argileuse de leur terrain mélangée à des fibres diverses, des éclisses de coudrier ou des gaulettes de châtaignier pour le remplissage des murs, le calcaire des marnières de la région pour le badigeon de chaux et les enduits de finition, les roseaux des marais liés avec des tiges de ronces tirées des haies pour les couvertures.

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