Les premières églises romanes dévoilent leurs secrets
Dans le dernier numéro de Patrimoine Normand (n°108), nous avons omis de signaler que la datation au carbone 14 d’échantillons de bois prélevés dans le mortier de l’église Saint-Aignan-Sainte-Clotilde de Calleville avait été réalisée par Nicolas Wasylyszyn, archéologue du bâti et ingénieur du patrimoine à la DRAC de Normandie. Cet oubli est pour nous l’occasion de partir à la rencontre de ce passionné, également membre associé du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales (UMR CNRS 6273).
L’église de Calleville est la deuxième pour laquelle Nicolas Wasylyszyn a effectué des prélèvements. (© Virginie Michelland et Daniel Charpentier)
Son travail sur Calleville s’inscrit dans le cadre d’une vaste étude des « églises romanes précoces », selon ses propres mots.
Des critères architecturaux similaires
C’est en 1997 que Nicolas Wasylyszyn a commencé à s’intéresser à ces églises édifiées aux alentours de l’an mille. « Plusieurs présentaient des critères architecturaux archaïques, qui n’en faisaient pas, à proprement parler, des églises romanes. Un courant de recherches, enclenché par Christian Sapin pour la Bourgogne, ou encore par Daniel Prigent pour l’Anjou, s’est alors intéressé aux édifices antérieurs à la période romane ; ce fut un déclic », confie-t-il. Commence un inventaire de ces édifices, qui se distinguent entre autres par leur petit appareillage ou appareillage en opus spicatum (arêtes de poisson), leurs baies à linteau monolithe sans rebord d’appui ou l’absence de contreforts.
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