PATRIMOINE NORMAND

Rouen,

Nouvelles recherches au monument juif du palais de justice

Avec la multiplication, ces dernières années, des découvertes de bâtiments juifs médiévaux, et en profitant des réaménagements de la crypte archéologique du palais de justice, il devenait essentiel de rouvrir le dossier scientifique du monument juif de Rouen. Les résultats sont à la hauteur de nos espérances.

La salle haute a été identifiée comme une synagogue par l’association d’une banquette périphérique et d’une arche sainte. Au centre, un incontournable bimath (estrade pour la lecture de la Torah) dont la forme est purement hypothétique (restitution © Erik Follain).

La salle haute a été identifiée comme une synagogue par l’association d’une banquette périphérique et d’une arche sainte. Au centre, un incontournable bimath (estrade pour la lecture de la Torah) dont la forme est purement hypothétique. (© 3D Erik Follain)

Mis à jour le 30 novembre 2025 à 13:19 Par
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Il y a maintenant deux ans, un article paru dans la revue Patrimoine Normand faisait le point sur les recherches récentes concernant le quartier juif médiéval de Rouen, dit aussi « Clos aux Juifs ». Tout en définissant l’urbanisme de ce secteur de la ville, un inventaire critique de toutes les constructions attribuées à cette communauté permettait de mieux connaître ledit quartier. À cette occasion, son vestige le plus emblématique, connu comme « monument juif » ou « maison sublime », faisait l’objet à la fois des prémices d’une analyse architecturale et d’un essai de restitution en image de synthèse. Parallèlement, on tentait de lui trouver enfin une fonction en s’orientant plutôt vers l’hypothèse d’une résidence, d’un exemple d’architecture civile romane. Le temps a passé et la fréquentation de la crypte archéologique, ainsi que l’analyse très détaillée des vestiges, ont considérablement modifié l’approche de cet édifice. C’est une partie des résultats de cette longue étude que nous allons tenter de résumer ici.

Un long travail d’analyse architecturale

Les relevés du cabinet de l’architecte des Monuments historiques, M. Duval, sont restés incomplets à l’issue du chantier de fouilles et de la construction de la crypte archéologique. Il y manquait surtout le plan des arasements, le plan et les élévations du mur oriental. C’est ainsi que, dans l’étude exhaustive du monument, la première étape se trouve définie : réviser et compléter la documentation existante. L’intérêt d’une telle démarche est d’obtenir une vision globale du monument, mais elle est parallèlement révélatrice d’une foule de détails qui trouveront alors à enrichir cette même vision. En voici trois illustrations.

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