Patrimoine Normand

Le manoir de la Crasvillerie à Réville

Derrière ses tours défensives, ses meurtrières et ses grilles de fer forgé, le manoir de la Crasvillerie conserve le souvenir d’un célèbre corsaire cotentinais du XVIe siècle : François Le Clerc, dit « Jambe de Bois ». Ce manoir de Réville demeure l’un des témoins les plus évocateurs de l’histoire maritime et guerrière du Val de Saire.

Le manoir de la Crasvillerie à Réville. Vue aérienne de l’en­semble des bâtiments de la Crasvillerie.

Le manoir de la Crasvillerie à Réville. Vue aérienne de l’en­semble des bâtiments de la Crasvillerie. (© ABC, Aviation, Jacques Choussy)

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Le manoir de la Crasvillerie, appelé simplement « de Crasville » jusqu’au XIXe siècle, a été édifié au début du XVIe siècle. Son plan en équerre reste classique, mais la maçonnerie des élévations, particulièrement soignée sur une tour intérieure, mérite d’être signalée. L’emploi de pierres de taille de grandes dimensions et de moellons provenant de filons divers attire instantanément l’œil. Une seconde tour, munie d’une échauguette côté route, semble défendre cette façade. Au sujet de la défense générale de la construction, il faut noter la présence de meurtrières pour bouches à feu portatives sur la tour extérieure. Les ouvertures du bâtiment sont encore partiellement équipées de fortes grilles de fer forgé, tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage.

Outre son aspect extérieur bien préservé et très esthétique, le manoir de la Crasvillerie intéressera aussi l’amateur d’histoire locale par le souvenir de son plus illustre occupant, aujourd’hui assez peu connu du grand public. Ce personnage du XVIe siècle, redouté sur de nombreuses mers, répondait au nom évocateur de « Jambe de Bois », célèbre corsaire cotentinais injustement oublié. François Le Clerc, de son vrai nom, fut en effet un véritable corsaire dont la bravoure lui valut d’être anobli par Henri II, roi de France, en 1551.

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