PATRIMOINE NORMAND

Vieux-Port et Aizier

Deux escales historiques et romantiques

À cheval entre l’Eure et la Seine-Maritime, la Seine et ses méandres dessinent un paysage que l’on croirait façonné par et pour des peintres. Au départ de Pont-Audemer, et sur l’autre rive jusqu’à Villequier, à jamais associé au souvenir de Léopoldine Hugo et de son illustre père, un périple enrichissant attend le voyageur. La Seine y suit son chemin au milieu du marais Vernier, orientant jadis les activités des hommes autour de la pêche et de la navigation.

La Bonne Auberge accueille toujours des hôtes venus admirer les couchers de soleil de Vieux-Port. (© Virginie Michelland)

La Bonne Auberge accueille toujours des hôtes venus admirer les couchers de soleil de Vieux-Port. (© Virginie Michelland)

Mis à jour le 30 novembre 2025 à 11:56 Par
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C’est à hauteur de l’une de ses plus jolies boucles, à Vieux-Port, que nous avons choisi de faire escale. Vieux-Port dont le nom sonne comme une halte accueillante depuis les temps les plus anciens. Nous y avons rencontré dans leur chaumière fleurie, Pierre Vallemont, auteur d’une Histoire de Vieux-Port. Des origines à nos jours, et son épouse, Édith. Après nous être quelque peu éloignée de la Seine, nous l’avons retrouvée deux kilomètres plus loin, à Aizier, où nous attendaient en pleine forêt les vestiges émouvants d’une léproserie médiévale, dernier refuge de ces hommes, femmes et enfants « morts au monde, mais vivants pour Dieu », comme on disait alors.

Un lieu de passage depuis l’Antiquité

Les deux villages n’ont pas attendu la venue de promeneurs en villégiature pour se développer par la terre et par le fleuve. Ils sont d’abord habités par les Véliocasses, peuplade celtique tirant parti du refuge naturel formé par la rive. Puis vient la domination romaine, au cours de laquelle on attribue probablement aux deux villages les noms qu’ils portent toujours Port-Tutus et Aysiacus. À cette époque, Vieux-Port est desservi par une voie romaine, aménagée sur ses hauteurs du temps de l’empereur Auguste († 14 apr. J.-C.), pour relier Brionne à Lillebonne. Et Albert Herrenschmidt, cité par Pierre Vallemont, d’écrire : « On gratterait un peu cette terre que des poteries, des arènes peut-être, des restes de la civilisation impériale seraient mis au jour ».

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