Patrimoine Normand

Nadèje Bourdon :

une réussite normande

On s’en souvient avec une pointe d’émotion esthétique : le Cadre Noir de Saumur s’est présenté à trois reprises à Caen, à l’occasion des Equidays 2004. Parmi les 45 écuyers de la prestigieuse formation, deux femmes ; et l’une d’elles est normande. Pur produit du savoir-faire de notre région en matière équestre, Nadèje Bourdon porte haut les couleurs de la Normandie, dont elle est le seul représentant à l’École nationale d’équitation. Portrait de cette cavalière hors du commun.

Photo prise lors de la présentation du Cadre Noir à la presse.

Présentation du Cadre Noir à la presse, dans l’enceinte du château de Caen, en octobre 2004. Un festival d’impressionnantes courbettes. (© Thierry Georges Leprévost)

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Au départ, Nadèje est une enfant semblable à celles de son âge. Un jour, cette petite Caennaise se laisse emmener vers un poney-club par des membres de sa famille, un peu par hasard, un peu par destin – mais les deux ne vont-ils pas de pair ? Et c’est une révélation. Très vite, son heure hebdomadaire d’équitation se trouve multipliée par deux, puis par trois. Enfin elle devient quotidienne. Pas de doute, le virus équestre est en elle ! Monter devient une passion dévorante, nourrie il est vrai par une remarquable pédagogue normande : Marie-Agnès Clémencet. Cette enseignante en équitation déménage-t-elle autour de Caen avec son poney-club ? À chaque fois, Nadèje la suit. Grâce à elle, l’élève douée et tenace franchit tous les obstacles, au propre comme au figuré, passe allègrement tous ses « galops » de 1 à 7, et met le pied dans l’étrier des concours hippiques.

A poney tout d’abord ; on la voit arriver deuxième à Fontainebleau aux championnats de France jeunes poneys. Et ensuite, à cheval. Comment pourrait-elle envisager une carrière, envisager de vivre autrement qu’à cheval ?! La voici bientôt pourvue de son premier degré de monitorat équestre.

Photo de Nadèje Bourdon, en pleine concentration.

Nadèje Bourdon, en pleine concentration. (© Thierry Georges Leprévost)

Pour le BEES 2e degré, elle doit suivre le chemin, habituel pour les juniors et les jeunes cavaliers, qui la mène à Saumur, où on la remarque pour ses qualités de cavalière et de pédagogue. Aussi, quand des places se libèrent au sein du célèbre Cadre Noir, cette vitrine nationale et internationale de l’équitation française, on lui suggère de se présenter au concours. En 2000, elle est admise à l’Ecole Nationale d’Equitation.

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