Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives
Travaux de réhabilitation de l’abbaye (2010-2022)
Le programme de réhabilitation des bâtiments conventuels en cours depuis une douzaine d’années a permis de mettre en évidence des éléments d’architecture médiévale inédits.
L’abbatiale Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives, vue depuis le cloître. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
L’abbaye pétruvienne n’est pas connue pour avoir joué un rôle éminent au sein du monachisme normand. Aucune renommée spirituelle et intellectuelle n’y est attachée, et son architecture a été dépréciée par des sommités comme Arcisse de Caumont et Viollet-le-Duc. Si l’on ajoute que la documentation d’archives a disparu dans les flammes au XVIe siècle, on aura compris que l’abbaye soit restée jusqu’à présent dans une pudique discrétion. C’est pourtant l’un des rares monastères qui nous soit parvenu dans son intégrité historique, bien que réduit à l’église abbatiale et au carré conventuel, avec l’originalité d’être situé en plein cœur du bourg.
L’abbaye hier et aujourd’hui
L’histoire de l’abbaye, pour être mal connue, est indissociable de celle du bourg. À la lisière de deux régions économiques, une activité foraine s’est développée à l’ombre du monastère, mais c’est sans doute l’inverse. Les grandes halles construites au XIIIe siècle à proximité témoignent de cette complémentarité. Le marché va prospérer jusqu’à nos jours tandis que l’abbaye va sombrer dans un lent déclin. Le sursaut de la fin de l’Ancien Régime, sous l’impulsion de la Congrégation de Saint-Maur, entonne le chant du cygne.
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