PATRIMOINE NORMAND

Aristide Briand à Cocherel

Journal de bord en Normandie – Michel de Decker

À Cocherel, paisible village traversé par l’Eure, repose l’une des grandes figures politiques du XXe siècle : Aristide Briand. Prix Nobel de la paix, plusieurs fois chef du gouvernement, il choisit pourtant ce coin de Normandie pour s’ancrer, loin du tumulte parisien. Entre engagement international, vie de fermier et attachement profond à ce paysage, se dessine ici le portrait intime d’un homme d’État hors norme, jusqu’à son dernier retour, en juillet 1932.

Au premier plan : Statue en bronze de Aristide Briand à entrée du pont de Cocherel et tombe de granit d’Aristide Briand au cimétière de Cocherel ; En arrière plan :  « La Cailleterie » ferme importante en allant vers Houlbec ayant appartenu à Aristide Briand. (© DAO Patrimoine Normand)

Au premier plan : Statue en bronze de Aristide Briand à entrée du pont de Cocherel et tombe de granit d’Aristide Briand au cimétière de Hardencourt-Cocherel ; En arrière plan :  « La Cailleterie » ferme importante en allant vers Houlbec ayant appartenu à Aristide Briand. (© DAO Patrimoine Normand)

Mis à jour le 20 mars 2026 à 17:52 Par
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Cocherel, juillet de 1932

Curieusement, l’Eure prend sa source dans l’Orne ! À Marchainville, près de Longny-au-Perche, précisément. Après 229 kilomètres de périple, non dénué de beaux méandres, il faut le reconnaître, elle vient s’engloutir dans la Seine à Martot, tout-à-côté de Pont-de-l’Arche. Quelques lieues avant de mêler ses petits flots nerveux à ceux du grand fleuve, elle traverse le ravissant village de Cocherel où elle coule alors au pied de la tombe d’Aristide Briand. Aristide Briand ! Quand on pense que cet homme-là a été onze fois président du Conseil et vingt fois ministre !

Nantais d’origine, c’est en 1908 qu’il découvre la Normandie. Cette année-là, un de ses amis parisiens, qui possède une résidence à Gaillon, l’invite à une partie de chasse dans les bois d’Houlbec. Briand, qui est alors Garde des Sceaux, accepte. Il est anticlérical, certes, mais cela ne l’empêche pas d’adorer saint Hubert ! Mais il se perd dans la forêt, le ministre de la Justice ! Alors, il a l’idée de suivre un chemin qui va mener ses pas jusqu’au village de Cocherel. Là, il s’installe à la terrasse d’un bistrot où la patronne lui sert un succulent en-cas ; il trouve que les bords de la rivière sont magnifiques, et il n’est pas long à prendre sa décision : « Je vais m’installer ici ! »

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