Guillaume Liberge de Granchain
Un marin du Siècle des lumières
Le Siècle des lumières est propice à l’éclosion de talents. Parmi eux, Guillaume Liberge de Granchain, originaire du pays d’Ouche. En l’accompagnant dans les embruns et sous le feu de l’ennemi, nous rendrons justice à cette grande figure oubliée du XVIIIe siècle.
Liberge de Granchain, issu d’une famille de marins, a opté très jeune pour une carrière dans la Marine. (Document Ville de Bernay © Virginie Michelland)
Une famille de marins
Notre héros voit le jour le 9 février 1744 à Granchain, entre Bernay et Beaumesnil. Il est le troisième enfant d’une fratrie de sept. On imagine volontiers le jeune garçon bercé par les récits de marins, qui lui ouvrent un autre horizon, bien au-delà du décor rural de son enfance. Constant et André de Mauduit, ses oncles, sont en effet tous deux capitaines de vaisseau. L’Eure est d’ailleurs une « terre de marins », comme a pu le constater Richard Neill, président de l’association Liberge de Granchain.
Le jeune Guillaume se destine donc à une carrière dans la Marine. Deux semaines avant son treizième anniversaire, il intègre les gardes-marine de Brest, où il se révèle un élève doué. Créé en 1680, l’établissement est placé sous la protection du pouvoir royal, soucieux de former des hommes de valeur. Le garçon y reçoit une solide formation, consacrée notamment aux mathématiques, à la géographie et à l’astronomie, sans oublier l’art de la guerre. L’apprentissage du métier comprend des périodes d’embarquement sur des frégates. L’école des gardes-marine prélude à un cursus honorum où Guillaume aura maintes occasions de montrer sa valeur, au fil de trente-cinq années de service et seize campagnes militaires…
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