PATRIMOINE NORMAND

La réserve naturelle nationale du domaine de Beauguillot

Au cœur du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, sur la rive occidentale de la baie des Veys, la réserve du domaine de Beauguillot est un havre de paix où trouvent refuge de nombreuses espèces animales et végétales. Créée en 1980, sa superficie s’est considérablement étendue en 2021 et elle connaît, depuis juillet 2022, une phase d’aménagements conséquents pour permettre à tout un chacun de mieux la découvrir sans perturber l’environnement.

La réserve, à l’heure où les marais « blanchissent ». (© PnrMCB)

La réserve, à l’heure où les marais « blanchissent ». (© PnrMCB)

Mis à jour le 4 novembre 2025 à 18:17 Par
Partager :

Connaissez-vous le jardin d’Éden, ce berceau de la Création dans les croyances judéo-chrétiennes, dont furent chassés Adam et Ève pour une vague question de gourmandise au pied d’un pommier ? Eh bien ! dans notre esprit, ledit jardin devait ressembler à quelque chose comme la réserve du domaine de Beauguillot, un lieu où la nature s’épanouit sans contrainte et où le temps s’écoule au rythme des saisons.

Création et extension d’une réserve

C’est par décret en date du 17 janvier 1980 que « 125 hectares et 93 ares » de terres émergées sont classés en réserve naturelle, sous l’impulsion de M. Claude Hettier de Boislambert, alors propriétaire des lieux. Nous sommes onze ans avant la création du parc naturel régional (PNR) des Marais du Cotentin et du Bessin, dont ils constituent en quelque sorte l’embryon. À cette zone s’ajoutent environ 380 hectares du domaine public maritime, ce qui porte la superficie protégée à 505 hectares. Le texte légal dispose notamment qu’il est interdit « de porter atteinte, de quelque manière que ce soit, aux animaux d’espèces non domestiques de la réserve ainsi qu’à leurs œufs, couvées, portées ou nids » et « de troubler ou de déranger, par quelque moyen que ce soit, les animaux à l’intérieur de la réserve ». Si la sensibilité écologique reste encore balbutiante à cette époque, on entrevoit toutefois l’importance de créer des oasis dédiées à la faune sauvage, à l’écart de l’agitation humaine.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°124 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS