Louviers
Histoire et découverte de la cité drapière
Louviers est une ville de dix-neuf mille habitants, située dans la vallée de l’Eure, entre les confluences de l’Iton et de la Seine. Elle était, dès le Moyen Âge, un centre drapier de tout premier plan, rivalisant même avec Rouen. Comme partout ailleurs en France, cette industrie a disparu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et il n’en reste plus que des vestiges : cheminées d’usine, quelques friches industrielles qui disparaissent les unes après les autres, etc. L’industrie pharmaceutique a, depuis, remplacé le textile. La petite ville normande a énormément souffert de l’invasion de 1940, presque tout le centre ayant été ravagé par un incendie qui a détruit les vieilles maisons à pan de bois. Elle s’est relevée de ses cendres et, au fil des décennies, a su rénover ses vieux quartiers et restaurer son église. Il ne reste plus à nos lecteurs qu’à la découvrir et les surprises seront nombreuses !
L’église Notre-Dame de Louviers est le monument le plus impressionnant de Louviers. Elle dispose d’une façade de style gothique flamboyant qui contraste avec la rudesse de sa tour-beffroi, très austère. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
La reconstruction des années 1950 a été réalisée avec plus de goût que dans certaines villes normandes (Lisieux ou Vire), et le centre-ville possède une unité de style plutôt agréable. Certains maires ont récemment voulu marquer Louviers de leur empreinte, et des constructions apparaissent comme des verrues dans une ville pourtant en quête d’un attrait touristique. Louviers possède cependant de nombreux atouts, qui ne se laissent pas découvrir si facilement que cela.
Une origine obscure
Comme la plupart des villes normandes dont le sous-sol n’a jamais présenté le moindre vestige antérieur à l’époque médiévale, il est presque impossible de définir à quelle date est apparue Louviers. Pourtant, aux alentours, l’occupation humaine est fort ancienne, puisqu’en 1995, un village néolithique a été découvert à Poses, à quelques kilomètres de Louviers. Plus proche encore, l’éperon barré d’Acquigny, dit Château-Robert, date de l’âge du bronze ou de l’âge du fer.
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