PATRIMOINE NORMAND

De Carteret à Hattainville

Voyage en pays dunaire

Il existe en Normandie des lieux comme hors du temps, où l’on oublie les contingences liées à l’époque moderne pour s’abandonner à la seule magie de paysages naturels préservés. Tel est le cas des dunes d’Hattainville, qui longent le littoral depuis le cap de Carteret jusqu’au village de Surtainville. Une randonnée iodée, pleine de belles rencontres sauvages, sur laquelle planent les ombres des Vikings et de Jules Barbey d’Aurevilly !

Un large estran se découvre à marée basse au pied des mielles d'Hattainville. En contrebas, au premier plan, les vestiges de la vieille église Saint-Germain. (© Stéphane William Gondoin)

Un large estran se découvre à marée basse au pied des mielles d’Hattainville. En contrebas, au premier plan, les vestiges de la vieille église Saint-Germain. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 23 novembre 2025 à 17:14 Par
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Pour profiter de ce bouquet de sensations qui flatte la majorité des cinq sens, direction le phare du « nez de Carteret », planté sur une falaise de granit à 64 m au-dessus du niveau des eaux. Voici un toponyme qui fleure bon les côtes lointaines de la mer du Nord ou de la Baltique. Non pas grâce à « Carteret », dont l’étymologie est mal assurée, même si le linguiste René Leppeley pensait y déceler la présence des mots scandinaves kart (terrain caillouteux) et reidh (mouillage à bateaux). En ce qui concerne nez en revanche, le terrain est mieux affirmé, puisque tous les spécialistes s’accordent pour le rattacher au vieux norrois nes, désignant un cap, un promontoire, une pointe s’enfonçant comme un coin dans la mer. On ne saurait mieux débuter !

Un balcon sur les Anglo-Normandes

Depuis l’an de Grâce 1839, le phare de Carteret signale avec bienveillance la côte aux navires croisant au large, dans l’une des zones les plus périlleuses du monde. Très endommagé par un sabotage allemand en 1944, il fut reconstruit après-guerre suivant les plans d’origine. Depuis quelques années, il ouvre ses portes au public de février à novembre et offre pour une somme modique le privilège d’aller observer de près sa lanterne, qui s’illumine aux ultimes feux du crépuscule.

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