PATRIMOINE NORMAND

Restauration du Cityrama

Valorisation du patrimoine roulant

Fin des années 50 : le Cityrama, un autocar touristique au design exceptionnel, circule dans Paris pour faire découvrir la ville. À l’époque, il en existait trois exemplaires. Il n’en reste qu’un. Et en mauvais état. Un collectionneur, habitant du Calvados, a décidé de le restaurer. Pour cela, il a fait appel à l’ANAU (Association normande d’anciens utilitaires). De son côté, la Fondation du patrimoine a lancé une collecte de dons. Histoire passionnante d’un patrimoine roulant.

Véhicule à double étage, le Cityrama est entièrement vitré avec un toit panoramique coulissant que l’on peut ouvrir par beau temps. Il peut accueillir cinquante touristes dont une vingtaine à l’étage. Un véritable vaisseau roulant s’inspirant du design des « Bateaux Mouches » naviguant sur la Seine. (© Fondation du patrimoine)

Véhicule à double étage, le Cityrama est entièrement vitré avec un toit panoramique coulissant que l’on peut ouvrir par beau temps. Il peut accueillir cinquante touristes dont une vingtaine à l’étage. Un véritable vaisseau roulant s’inspirant du design des « Bateaux Mouches » naviguant sur la Seine. (© Fondation du patrimoine)

Mis à jour le 5 novembre 2025 à 21:05 Par
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Dans la seconde moitié des années 1950, les autocars Cityrama avaient pour ambition de faire découvrir Paris de la plus belle des manières. La Ville Lumière attirant déjà de nombreux touristes, le voyagiste Jean-Pierre Dubreuil veut alors offrir à ses clients une visite inoubliable. Son parc de véhicules vieillissant, il demande à la carrosserie Currus et à son designer, Albert Lemaître, de dessiner et de fabriquer un car futuriste inspiré des fameux « Bateaux Mouches » qui naviguent sur la Seine.

Un disign avant-gardiste

Après plusieurs esquisses, le projet retenu est un véhicule à double étage, entièrement vitré avec un toit panoramique coulissant, le tout supporté par un châssis Citroën Type 55. Il peut accueillir cinquante touristes, dont une vingtaine à l’étage. Un véritable vaisseau roulant tout de verre, de métal et de couleurs orangées. La réalisation du premier autocar est un morceau de bravoure, notamment parce que les vitrages à double courbure sont alors quasi impossibles à réaliser par Saint Gobain… Une anecdote raconte même qu’il a fallu démonter un mur de l’atelier pour sortir le premier exemplaire d’une hauteur de 4,35 m.

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