PATRIMOINE NORMAND

Randonnée à Fatouville-Grestain

Comme Rousseau aimait herboriser dans les campagnes, nous avons pris la clef des champs aux premiers signes du printemps, direction le département de l’Eure, non loin de la confluence de la Seine et de la rivière Risle. De primevères et jonquilles en crocus et pervenches, de calvaires et manoirs en chaumières et lavoir, un cadre inspirant où l’on peut « véritablement dire être ce que la nature a voulu »1.

Les rêveries d’un promeneur solitaire à Fatouville-Grestain. Le chemin de l’Épinette, paradis des randonneurs à pied, à vélo… et à cheval ! À l’arrière-plan, on aperçoit le mont Courel, un éperon calcaire à l’imposant couvert forestier. (© Stéphane Wiliiam Gondoin)

Les rêveries d’un promeneur solitaire à Fatouville-Grestain. Le chemin de l’Épinette, paradis des randonneurs à pied, à vélo… et à cheval ! À l’arrière-plan, on aperçoit le mont Courel, un éperon calcaire à l’imposant couvert forestier. (© Stéphane Wiliiam Gondoin)

Mis à jour le 9 novembre 2025 à 14:54 Par
Partager :

Celles et ceux qui nous lisent régulièrement savent que nous évoquons souvent Grestain. Et pour cause : c’est ici que vers 1050 Herluin de Conteville et son épouse, Arlette de Falaise, la mère de Guillaume le Conquérant, fondèrent un monastère bénédictin dont subsistent d’intéressants vestiges. La « Belle Arlette » y fut d’ailleurs inhumée peu après et y reposa jusqu’à la destruction de l’abbatiale et des bâtiments conventuels, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. L’itinéraire que nous vous proposons passe à 200 mètres environ de cet ancien établissement religieux et rien ne vous interdit d’effectuer un détour (voir encadré en fin d’article).

À Fatouville-Grestain

Un peu d’étymologie pour débuter. Le premier élément du nom de la commune est formé de l’anthroponyme germanique Fastulf (comme le « Falstaff » de Shakespeare dans Les joyeuses commères de Windsor) ou norrois Fastúlfr, suivi de l’appellatif gallo-romain villa (domaine rural), si courant en Normandie. Le second, d’après le linguiste René Lepelley, signifierait « la grande pierre » et pourrait s’être formé à partir des mots anglo-saxons great (grand) et stan (pierre).

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS