Les Vikings du golfe de Gascogne à la Méditerranée
L’appel de la Grande Bleue
Avant même de s’enfoncer en val de Seine, les Scandinaves s’intéressent déjà beaucoup aux côtes de l’océan Atlantique, razziant régulièrement le monastère de Noirmoutier et obligeant même sa communauté à prendre la route de l’exil. Ils ne se contenteront cependant pas de cela et s’aventureront plus au sud. Bien plus au sud…
Les Vikings débarquent ! Gravure romantique parue dans Histoire populaire de la France, de Charles Lahure, en 1862. (© coll. Stéphane William Gondoin)
Si l’on en croit la Geste des Toulousains, récit tardif et mal assuré, les Vikings pénètrent dans la Gironde dès 840 et dévastent les environs de Bordeaux, sans toutefois réussir à s’emparer du castrum, c’est-à-dire, selon toute vraisemblance, du centre de la ville cerné d’une enceinte gallo-romaine.
Le Sud-Ouest dans la ligne de mire
En 843, selon les Annales de Saint-Bertin, les Vikings s’enhardissent et après la violente attaque perpétrée contre Nantes, ils n’hésitent pas à hiverner pour la première fois sur l’île de Noirmoutier, y « construisant des maisons et s’y établissant comme à perpétuelle demeure. » Nous les retrouvons en 844 remontant la Garonne jusque sous les murs de Toulouse, « pillant impunément le pays de tous côtés » (ASB). En 845, les Annales d’Angoulême les signalent sur la Charente, emportant les plus beaux trésors de l’antique cité de Saintes.
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