PATRIMOINE NORMAND

Estuaire sauvage

Au pays des mille et une couleurs

Approche du festival Normandie Impressionniste oblige, nous avons cette fois choisi de vous emmener trottiner… au beau milieu d’une toile d’Eugène Boudin. Ah ! c’est qu’il les aimait ces ciels changeants de l’estuaire, l’ami Eugène. Au point, d’ailleurs, de les représenter à d’innombrables reprises dans des œuvres passées à la postérité. Départ immédiat pour des chemins perdus entre terre et mer, bocage et forêt, histoire de multiplier les plaisirs. Un parcours qui ne manque pas de sel !

L'église Saint-Martin de Cricquebœuf, également appelée « chapelle aux Lierres ». (© Stéphane William Gondoin)

L’église Saint-Martin de Cricquebœuf, également appelée « chapelle aux Lierres ». (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 14 décembre 2025 à 20:06 Par
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Précisons-le d’entrée : inutile de vous précipiter vers le village de Cricquebœuf, point de départ de notre randonnée, sans avoir au préalable consulté les horaires de marées. Vous ne pourrez en effet lacer vos chaussures que lorsque la mer commencera à se retirer. Et s’il vous venait à l’esprit de tenter l’affaire à marée haute, vous risqueriez fort de vous tremper jusqu’aux genoux, voire d’aller perfectionner votre crawl dans les eaux tumultueuses de l’estuaire. À éviter…

Un saut dans l’Histoire

Cricquebœuf  : voilà un nom qui fleure bon la Normandie. Les Vikings l’ont apporté avec eux depuis le grand large à bord de leurs embarcations à têtes de dragons, il y a un peu plus d’un millénaire de cela. Le linguiste normand René Lepelley pensait que ce toponyme était formé des mots norrois kirkja, signifiant église, et búð, désignant une baraque ou une humble maison. D’autres spécialistes l’imaginent plutôt composé avec kríki, signifiant coin ou renfoncement. Bon, en toute subjectivité, on avoue avoir une petite tendresse pour la première des deux explications, pas forcément la plus plausible, tant elle colle parfaitement à la magie du site.

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