Les pommes de Normandie :
une infinie variété
Au XVIe siècle, dans son journal, Gilles Picot, sieur de Gouberville, du Mesnil-au-Val et de Russy, parle abondamment des pommiers, des pommes et même de la manière d’en distiller le jus. Il cite de nombreuses variétés, bonnes autant pour la table que pour le cidre. On y trouve ainsi mentionnée la « pomme de cocu », qu’il avoue tout de même n’avoir jamais cultivée ! Superstition ?
Variété de pommes normandes. Festival de la pomme au Prieuré Saint-Gabriel, dans le Calvados. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Malgré l’orthographe de l’époque, on reconnaît encore certaines variétés, alors que d’autres noms portent la nostalgie des choses disparues : les pommes « d’Alizon, d’Amer-Doux, de Barbarye, de Bec-de-Raillé, de Becquet, de Boscq, de Clérel, de Couet, de Coustour, de Doux-Raillé, de Dumont, de Durepel, d’Épicey, de Feuillard, de Gentil, de Gros-Doux, de Guillot-Roger, de Haye, de Jumelle, de Long-pied, de Marin-Onfrey, de Menuel, de Moysi, d’Orenge, d’ Ozenne, de Roussay, de Testonnet, de Thoumine-Roger », sans oublier les « Cappendus », les « Passe-pommes » et les « Rainettes » (sic)… Une infinie palette que l’on retrouve partiellement en 1789, dans un Cours complet d’agriculture.
Mais l’INRA et l’agro-industrie sont passés par là et ces beaux fruits, aux noms si évocateurs, ont disparu des étals des grands magasins, au profit de fruits calibrés et formatés. Seuls des passionnés et des chercheurs tentent aujourd’hui de les sauvegarder. La diversité est pourtant l’avenir de la pomme.
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