PATRIMOINE NORMAND

Mont-Saint-Michel

2015, année historique !

Les grands travaux visant à restituer au mont Saint-Michel son caractère insulaire s’achèvent et s’inscrivent désormais dans la longue lignée d’efforts consentis par l’homme et la nature, pour donner à ce lieu unique son caractère magique. La Merveille de l’Occident apparaît plus que jamais comme l’un des emblèmes majeurs de notre belle Normandie bientôt réunifiée.

Le mont Saint-Michel. (Stéphane William Gondoin)

Le mont Saint-Michel. (Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 17 décembre 2025 à 21:37 Par
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Mais quelle mouche a donc piqué l’évêque d’Avranches nommé Aubert, en l’an 708, pour lui donner ainsi l’idée un brin saugrenue de fonder une église sur ce rocher perdu au beau milieu des sables et des flots ? La légende raconte qu’à trois reprises l’archange Michel lui rendit visite durant son sommeil, l’incitant fermement à lui ériger sur le mont Tombe un sanctuaire à sa gloire. Convaincu du caractère divin de l’apparition, l’évêque s’employa donc à construire une église et y installa douze chanoines pour célébrer le culte. Ainsi débute la fabuleuse aventure du mont Saint-Michel…

Enfance d’une abbaye

Son histoire nous est pratiquement inconnue entre 708 et l’année 966. Un moine nommé Bernard évoque bien vers 870 un pèlerinage à « Saint-Michel aux deux tombes, lequel lieu est situé sur un mont qui s’élève en mer à deux lieues. » Nous savons par ailleurs que le secteur est sous obédience bretonne, depuis les environs de l’an 867 jusqu’en 933, date à laquelle le duc de Normandie Guillaume Longue-Épée reçoit du roi Raoul « la terre des Bretons sise sur le rivage de la mer », autrement dit le Cotentin et l’Avranchin. Bien peu pour dissiper nos ténèbres, mais suffisant pour clamer haut et fort qu’indépendamment des « folies » du Couesnon, le Mont est bien normand ! Le fils et successeur de Guillaume, le duc Richard Ier, décide en 966 d’expulser les derniers chanoines, aux mœurs réputées dissolues, pour établir à leur place des moines venant de l’abbaye de Fontenelle (aujourd’hui Saint-Wandrille) : le Mont sort de l’enfance et de la nuit des temps.

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