PATRIMOINE NORMAND

Alexandre Dumas, Le Havre et la mer

Voyageur infatigable et curieux tout au long de sa vie, Alexandre Dumas parcourut l’Europe et le Maghreb. Il n’est que de lire les nombreux volumes de ses Impressions de voyage pour s’en convaincre. Mais la mer l’attirait plus que tout : « Il y a pour moi, dans la vue de la mer, dans l’aspiration de ses âcres senteurs, dans son murmure éternel, une fascination immense. Quand il y a longtemps que je n’ai vu la mer, je m’ennuie d’elle comme d’une maîtresse bien-aimée, et, bon gré mal gré, il faut que je revienne, pour la vingtième fois, respirer son haleine et savourer ses baisers. »

Montage : à gauche, un portrait d'Alexandre Dumas. A droite : le quai d'Orléans, au Havre.

Alexandre Dumas photographié par Pierre Petit en 1867. (Coll. BM Le Havre.) ; Le Havre, le quai d’Orléans (actuel quai George V) avant 1860. Photographie. (Coll. SHED Le Havre)

Mis à jour le 16 avril 2026 à 19:07 Par
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Alexandre découvre la mer

La mer, il la découvre au cours d’un premier voyage au Havre, comme il le raconte dans ses Mémoires.
Nous sommes en juillet 1829 ; à 27 ans, le jeune Alexandre a déjà connu, cinq mois auparavant, un grand succès comme auteur dramatique avec Henri III et sa Cour, un drame en prose représenté au Théâtre-Français le 10 février précédent ; c’est le premier triomphe des Romantiques, un an avant la bataille d’Hernani.

Il s’agit maintenant pour Alex­andre d’être à la hauteur de sa réputation toute neuve. Il entreprend alors de refaire sa tragédie en vers, Christine à Fontainebleau, qu’il juge trop clas­sique ; pour trouver l’inspiration, il s’échappe de Paris ; le hasard l’amène au Havre.
Je restai au Havre juste le temps de manger des huîtres, de faire une promenade en mer, d’acheter deux vases de porcelaine plus cher qu’à Paris, et je re­montai en diligence.

Représentation du Havre en 1850.

Le Havre en 1850. (Coll. Musées historiques du Havre)

Dès lors, de rendez-vous galants en répétitions de ses œuvres au Grand-Théâtre, il y revient souvent, plus fréquemment encore à partir de 1847, quand le chemin de fer relie le port normand à la capitale. Mais les voyages les plus marquants que Dumas fait au Havre sont toujours liés à son amour de la mer.

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