Jeux Équestres Mondiaux :
l’élevage normand en péril !
Au-delà de la contre-performance française lors des Jeux équestres mondiaux, c’est toute la filière équine normande qui se trouve fragilisée. Entre difficultés d’élevage, manque de moyens et concurrence internationale accrue, l’avenir du Selle Français et d’un savoir-faire séculaire semble aujourd’hui menacé.
Le grand stade d’Aix-la-Chapelle, temple de l’équitation allemande. (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)
Piètre moisson pour l’équitation française : une médaille d’or par équipe, une en argent et une en bronze en individuel, mais c’est pour couronner… l’endurance ! Quant à nos cavaliers de saut d’obstacles, dont les trois quarts sont normands, ils sont rentrés bredouilles. Une déroute sportive qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’avenir de nos Selle Français.
C’était, comme souvent quand il s’agit de jumping, une équipe bien normande, à l’exception du Dauphinois Michel Robert, dont l’expérience en compétition n’est plus à démontrer. Autour de lui, un cavalier de sa génération : Hervé Godignon, par ailleurs président de l’ACSOF (Association des Cavaliers de Saut d’Obstacles français) ; et deux nettement plus jeunes : Florian Angot, bien connu de nos circuits régionaux, maintes fois primé, déjà présent aux Jeux Olympiques d’Athènes. L’ancien champion d’Europe junior revient cette année avec le même étalon des Haras Nationaux : First de Launay, un superbe alezan de treize ans qui n’a plus de secrets pour lui. Même connivence entre Laurent Goffinet, trente ans, et Flipper d’Elle, un autre étalon des Haras Nationaux qu’il monte depuis près d’une décennie, qui lui a fait gagner deux ans de suite le Grand Prix de Deauville (en 2005 et 2006). Une sélection qui fait la part belle à la Normandie, effectuée cette fois encore par l’entraîneur national Jean-Maurice Bonneau, dont c’est la dernière prestation au sein de l’équipe de France. Côté montures, seul Obélix, le hongre allemand (KWPN), d’Hervé Godignon n’est pas de race norman- de. C’est chez lui, à Port-Mort dans l’Eure, que les quatre sélectionnés s’entraînent avant le grand départ pour le temple allemand des sports équestres : Aix-la-Chapelle.
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