La destruction du pont Barbey à Barneville-Carteret
À Barneville-Carteret, la destruction du pont Barbey illustre les dérives possibles d’une restauration mal conduite du patrimoine non protégé. D’une volonté initiale de réhabilitation est née une décision radicale, aboutissant à la disparition d’un ouvrage ancien, témoin de l’histoire locale et des voies de communication d’autrefois.
Le pont Barbey en février 2004. (© Jean Barros)
Longtemps négligé, l’ensemble du patrimoine non protégé, qui contribue à la richesse de notre région, fait désormais l’objet d’un intérêt croissant. Les collectivités territoriales, à commencer par les communes et les communautés de communes, sont en première ligne de cette prise de conscience. Cet effort de valorisation se traduit par des visites guidées, des expositions, des conférences et des publications mais aussi par un soin nouveau apporté à l’entretien et la restauration des manoirs, églises, chapelles, lavoirs, boulangeries, puits, croix des chemins…qui nous environnent. Convient-il en effet de rappeler combien le patrimoine contribue non seulement à l’attractivité de nos communes, mais aussi à la qualité de notre cadre de vie et à notre éveil culturel…
Comme on dit cependant, « l’enfer est pavé de bonnes intentions » !
Le pont Barbey « modernisé », le 26 août 2004. (© Jean Barros)
Tant qu’elles restent inaperçues nos vieilles bâtisses vieillissent certes, s’abîment et parfois disparaissent. Mais à vrai dire, quand ils ne sont pas protégés au titre des monuments historiques, c’est surtout lorsqu’on entreprend de les restaurer que ces édifices se trouvent en danger. Le cas du pont Barbey à Barneville-Carteret, situé sur l’antique grand chemin de Barneville aux Pieux, n’est malheureusement qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, combien caractéristique cependant d’une démarche qui, prenant pour départ la volonté honorable de la commune et de la communauté de communes, aboutit à la destruction pure et simple d’une construction pluri-centenaire, témoignage à la fois du savoir-faire des anciens bâtisseurs et de l’organisation des voies de communication d’un bourg médiéval.
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