« Bouts de choux »
Plantes domestiquées en Normandie
Ce chou qui aurait vu naître la plupart des petits garçons normands, est en effet un drôle de légume. À travers toute la Normandie, voici glanés nombre d’anecdotes et d’usages étonnants…
Expédiée de Saint-Vaast en mai 1901. (© Christiane Dorléans)
Le chou marin
Accrochés aux falaises du littoral cauchois ou nichés dans les galets et les dunes, la Normandie détient, peut-être là, les ancêtres de nos choux cultivés.
Agrippé au calcaire de la falaise, ce chou bisannuel ressemble aux variétés fourragères que nous connaissons aujourd’hui.
Le « Crambé maritime » (espèce protégée sur le littoral normand. Il ne peut être arraché ni cueilli) ou « chou marin », en voie de disparition sur le littoral normand est une plante très différente : vivace à feuilles gaufrées d’un beau bleu gris, le Crambé développe une ombelle de fleurs d’un blanc laiteux qui ne ressemble en rien à celles du chou. Préparée en « asperge », la jeune feuille, à peine sortie, est un mets délicieux. Cette espèce était cultivée au XIXe siècle.
Chou de Tourlaville – Graines Caillard. (© Christiane Dorléans)
Variétés de choux
A la fin du XIXe siècle, le nord Cotentin est devenu une véritable « pépinière » des plus fameuses variétés adoptées par la suite en France. Chou de Tourlaville, chou de Mortagne, chou grappu de Lingreville, « prompt de Caen », certaines de ces variétés sont encore cultivées dans de nombreux jardins de Normandie. Le chou de Mortagne est toujours vendu sur les marchés de Flers et de Tourlaville.
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