Patrimoine Normand

Bayeux médiéval

Grand pôle touristique normand, l’antique cité de Bayeux est surtout connue pour ses hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, et pourtant elle reste une cité médiévale.

Photomontage : à gauche : l’angle de la rue Saint-Martin (rue principale) et de la rue des Cuisiniers se dresse la plus ancienne maison à pans de bois de Bayeux elle remonte au XIVe siècle avec son ossature rigoureuse et ses quadrilobes sur la cheminée. À droite : la Normandie compte encore six cathédrales, celle de Bayeux est l’une des plus belles, dominée par ses puissantes tours romanes surmontées de flèches et épaulées de massifs contreforts à l’époque gothique, au XIIIe siècle.

À gauche : l’angle de la rue Saint-Martin (rue principale) et de la rue des Cuisiniers se dresse la plus ancienne maison à pans de bois de Bayeux elle remonte au XIVe siècle avec son ossature rigoureuse et ses quadrilobes sur la cheminée. À droite : la Normandie compte encore six cathédrales, celle de Bayeux est l’une des plus belles, dominée par ses puissantes tours romanes surmontées de flèches et épaulées de massifs contreforts à l’époque gothique, au XIIIe siècle. (Photos Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 30 avril 2026 à 12:15 Par
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Cette antique cité est d’abord médiévale par ses deux plus exceptionnels éléments de son patrimoine : sa superbe cathédrale et, surtout, sa « Tapisserie » du XIe siècle. À l’époque gauloise, c’est une « cité », c’est-à-dire le chef lieu d’une tribu, celle des Bajocasses, Civitas Bajocassini, et d’un « Pays » (Pagus).

C’est alors le lieu où se rencontrent les membres de cette tribu ; là, ils tiennent leur marché où se trouve leur principal lieu de culte, entre autre un collège de druides attachés au dieu Belenos (l’Appolon des Gaulois) installé sur le mont Phaunus, probablement à l’emplacement de l’actuel prieuré Saint-Vigor. Puis ce chef-lieu de tribu devient une cité romaine et prend le nom d’Augustodurum (« forteresse d’Auguste »). C’est une ville importante avec un temple, dont on a retrouvé des vestiges sous l’actuelle cathédrale, et au moins deux thermes (vestiges sous l’ancienne poste de la rue Laitière et sous l’actuelle église Saint-Laurent/auditorium).

Mais les temps deviennent incertains et, à la fin du IIIe siècle de notre ère, une enceinte quadrangulaire est dressée pour protéger la cité sur une surface plus restreinte. Des tambours de co­lonnes, des vestiges de monuments publics avec des inscriptions ont été retrouvés dans cette enceinte édifiée dans la hâte en utilisant des monuments préalablement détruits, peut-être dans les faubourgs. Enfin, dans l’angle sud-ouest de l’enceinte est édifié un castellum, lui aussi construit avec des matériaux provenant de monuments pu­blics. Il est quadrangulaire comme l’enceinte de la ville.

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