Patrimoine Normand

Plantes « remèdes »

Plantes domestiquées en Normandie

« Herbe à la coupure », « Souveraine » ou « Toute-bonne », ramassées le long des chemins ou cultivées au jardin, découverte de quelques-unes de ces plantes « remèdes » qui participent à la pharmacopée familiale normande…

Photo de recettes précieusement conservées.

Recettes précieusement conservées. (Photo Christiane Dorléans © Patrimoine Normand)

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Transmis de mère en fille, l’usage des « simples » est précieusement con­servé dans la plupart des familles normandes. Les pra­tiques et recettes sont notées parfois dans de petits carnets ou sur de petits feuillets épars. Autour de 1900, chaque famille possède un exemplaire du Médecin des pauvres, illustré de planches botani­ques.

Les plantes sont utilisées tour à tour pour guérir ou en pré­vention de petits maux. Pour soi­gner, on utilise feuilles, pétales, ou racines, parfois le fruit. Les mesures sont très précises : pour préparer la tisane du « Renouveau » absorbée à la fin du Carême, il faut cueillir sept fleurs de violettes blanches. Ce sont aussi sept petits pois jetés dans la mare à qui l’on a confié ses verrues. Ah ! Ces verrues, que de remèdes n’a t-on pas essayé pour s’en débarrasser. Ce sont pommes, pommes de terre ou oignons tranchés dont on frotte les verrues : le fruit est ensuite reconstitué et enterré. On pratiquait de même en frottant une feuille de haricot sur la verrue. Au fur et à mesure qu’il pourrit, les verrues disparaissent. La Chélidoine ou Grande Eclaire laisse suinter un suc jaune orangé qui peut faire disparaître en une dizaine de jours la verrue, à moins de la confier à un mendiant croisé dans la rue (pratiques tirées des nombreuses enquêtes menées par le Jardin Conservatoire de Saint-Pierre-sur-Dives et l’association Montviette Nature)…

Photo d'une fleur de Sureau.

Fleur de Sureau. (Photo Christiane Dorléans © Patrimoine Normand)

Les vertus du sureau

Le sureau n’est pas planté au jardin, il s’y installe tout seul. On lui réserve juste une place dans la haie. Les Normands s’en servent mais n’aiment pas qu’il soit trop près de la maison. Il est utilisé en médecine vétérinaire, dans les étables pour protéger les bovins de toutes sortes de maux.

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