Marie-Catherine d’Aulnoy
Marie-Catherine d’Aulnoy (1652-1705). (© Guillaume Néel)
« Il était une fois… » Si vous pensiez que ces quatre mots étaient l’apanage de Charles Perrault ou des frères Grimm, détrompez-vous. Née à Barneville-la-Bertran, dans le Calvados actuel, on surnomme cette Normande « la fée des contes » et elle connaît en son temps un succès retentissant. Femme libre, on la force à l’âge de 14 ans à épouser un barbon. Pour se débarrasser prématurément de cet encombrant « bagage » à perruque – eh oui, nous sommes au siècle de Louis XIV –, elle tente de le faire assassiner, histoire de recouvrer sa liberté par anticipation. Emprisonnée, elle réussit à s’évader et débute une vie d’errance et de proscrite, entre la France et l’Espagne. Mais surtout, elle écrit et publie à tour de bras ce que l’on appelle déjà des « contes de fée ». Dans ses œuvres, résolument féministes, les princesses portent des décolletés ostensibles et des bras dénudés, pour aller sauver leur prince charmant ! Et pan sur le bec de Blanche-Neige, Cendrillon et autres Belle au bois dormant. Bien plus, elle fait des émules, à l’image de Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon, la propre nièce de Perrault ! Vous retrouverez Pauline et Marie-Catherine dans l’ouvrage 100 Dames en Normandie, présenté dans notre rubrique biblio, en page 98.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°134. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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